Avant le premier rendez-vous avec un CGP : les vérifications à faire

Le premier rendez-vous avec un conseiller en gestion de patrimoine est souvent gratuit, et c’est là que tout se joue. En une heure, vous devez comprendre à qui vous parlez, comment il est payé et ce qu’il vous proposera ensuite. Quelques vérifications faites avant ce rendez-vous évitent la plupart des mauvaises surprises. Elles prennent moins d’une demi-heure.

Vérifier son immatriculation à l’ORIAS

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Tout conseiller qui donne des conseils en placements financiers doit être immatriculé à l’ORIAS, le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance. Le registre est public et se consulte en ligne avec le nom du cabinet ou son numéro SIREN. La fiche indique les activités autorisées : conseiller en investissements financiers (CIF), courtier en assurance, intermédiaire en opérations de banque. Un cabinet qui vous parle d’assurance-vie sans être inscrit comme courtier ou agent, ou de placements financiers sans le statut CIF, doit vous alerter.

Le statut CIF implique aussi l’adhésion à une association professionnelle agréée par l’Autorité des marchés financiers, comme la CNCGP ou l’ANACOFI-CIF. Demandez laquelle : c’est elle qui contrôle le respect des règles de la profession.

Comprendre comment il est rémunéré

Un conseiller peut être payé par des honoraires que vous réglez directement, par des commissions versées par les établissements dont il place les produits, ou par les deux. Aucun modèle n’est mauvais en soi, mais vous devez savoir lequel s’applique avant de signer quoi que ce soit. La loi l’oblige à vous remettre un document d’entrée en relation qui précise son statut, ses partenaires et son mode de rémunération. Demandez-le dès le premier échange.

Sur les commissions, posez une question simple : quel montant le cabinet touchera-t-il sur la solution proposée, en euros ? Un professionnel sérieux répond sans détour.

Préparer sa propre situation

Le rendez-vous est plus utile si vous arrivez avec une vue claire de votre patrimoine : vos revenus, votre épargne et vos placements actuels, vos biens immobiliers, vos crédits en cours et vos projets à cinq ou dix ans. Un tableau simple suffit. Vous gagnerez du temps, et vous verrez vite si le conseiller s’intéresse à votre situation ou cherche surtout à placer un produit. Pour aller plus loin sur ce point, ce guide explique comment choisir un gestionnaire de patrimoine selon votre profil et vos besoins.

Les questions à poser pendant le rendez-vous

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Quelques questions suffisent à juger un cabinet :

  • Quels profils de clients accompagnez-vous le plus souvent ?
  • Que se passe-t-il si je ne souscris rien à l’issue de votre étude ?
  • Me remettrez-vous un rapport écrit qui justifie vos recommandations ?
  • Comment se déroule le suivi, et à quelle fréquence ?
  • Avec quels établissements travaillez-vous ?

Le rapport écrit n’est pas une faveur : un conseiller en investissements financiers doit vous remettre un document qui explique en quoi son conseil correspond à votre situation et à vos objectifs.

Comparer plusieurs cabinets

Il n’existe pas de cabinet idéal pour tout le monde. Un dirigeant qui prépare la cession de son entreprise n’a pas les mêmes besoins qu’un jeune actif qui commence à épargner. Rencontrer deux ou trois cabinets avant de choisir permet de comparer les approches, les honoraires et la qualité d’écoute. Pour structurer cette comparaison, cet article détaille les critères pour choisir un cabinet de gestion de patrimoine, de l’expertise à la transparence sur les frais.

Les signaux d’alerte

Méfiez-vous d’un conseiller qui vous propose un produit précis dès le premier rendez-vous, avant d’avoir étudié votre situation. Même prudence face à un rendement présenté comme sûr et élevé à la fois : en placement, les deux vont rarement ensemble. Enfin, une pression pour signer vite, une offre « valable cette semaine seulement », n’a pas sa place dans une décision patrimoniale qui vous engage sur des années.

En résumé

Avant le premier rendez-vous, vérifiez l’immatriculation ORIAS et l’association professionnelle, demandez le document d’entrée en relation et préparez un état simple de votre patrimoine. Pendant l’échange, posez les questions sur la rémunération et le suivi. Ces quelques étapes vous permettent de choisir un conseiller sur des faits, et non sur une impression.